Des aumôniers de l’UAGF apportent du soutien aux sinistrés d'Haïti

par Super User

Projet Haïti : Des aumôniers de l’UAGF apportent leur  soutien psycho-social, émotionnel et spirituel aux sinistrés du séisme en Haïti et aux équipes soignantes

En effet, du 09 au 17 septembre dernier, quatre aumôniers de l’Union des Antilles et Guyane Françaises (UAGF) ont rejoint leurs homologues de Haïti (au nombre de six) aux Cayes au Sud du pays, afin d’apporter un soutien psycho-social, émotionnel et spirituel aux sinistrés du séisme du 14 août dernier, ainsi qu’aux équipes soignantes.

 

Le docteur VALCIN Asnel, directeur du Département du Soin Pastoral & d’Education à l’hôpital Episcopal Saint John à New York, est à l’initiative du projet Haïti.Depuis le mois d’avril dernier, il assure la formation en Education Clinique et Pastorale (CPE), organisée par le Ministère de l’Aumônerie de l’Union des Antilles et Guyane Françaises en étroite collaboration avec les Ministères de l’Aumônerie de l’Union Haïtienne, de la Division Interaméricaine et de la Conférence Générale.

 


 

Les huit personnes de l’UAGF à suivre la formation CPE sont :

Pour la Guadeloupe de :

  • Naomie DAUBE (aumônier et professeur de valeurs bibliques à la cité scolaire de BOISSARD)
  • Freddy BOUTIN (professeur de valeurs bibliques dans le même établissement)
  • Elie BUHIRE (pasteur de district)

Pour la Guyane de :

  • Katia FLEURANTIN (aumônier à l’Ecole La Persévérance de Cayenne)

Pour la Martinique de :

  • Jaëlle VALIAME-NOËL (aumônier au collège Lysette Moutachy)
  • André HONORE (professeur de valeurs bibliques dans le même établissement)
  • Kervin SULLY (professeur de valeurs bibliques à la cité scolaire de Rama)

Pour l’UAGF :

  • Esaïe AUGUSTE : Directeur du Ministère de l’Aumônerie au niveau de l’Union

Les quatre aumôniers qui sont partis pour Haïti (Nahomie DAUBE – Elie Brown BUHIRE – André HONORE – Esaïe AUGUSTE), sous la direction du docteur VALCIN, se sont vite rendez-compte de l’ampleur des dégâts matériels mais aussi de l’impact psycho-social, émotionnel et spirituel qu’a eu le séisme dans la vie des sinistrés et des soignants.

Les actions se déroulaient dans plusieurs communes et secteurs du Sud. C’est-à-dire aux Cayes, à Marceline, à Jérémie, à Maturin pour ne citer que ceux-là.

Les visites se faisaient par binôme (un aumônier de Haïti et un aumônier de l’UAGF), dans des abris de fortune, en plein air et à l’hôpital général. Près de trois cents personnes au cours de la période ont bénéficié d’entretiens pastoraux, et ont pu mettre des mots sur leurs maux et leurs émotions.

Au travers de leurs échanges, les aumôniers ont dû considérer l’instant présent (prise en compte la réalité de l’autre à l’instant - t) et sont devenus l’espace de 40 à 50 minutes, les étrangers intimes auxquels se confiaient les sinistrés et les personnels soignants. Ces derniers ont témoigné du bien que ces entretiens ont apporté à leur âme, du sentiment de libération et d’apaisement qu’ils ont ressenti. Plusieurs se sont exclamés : « votre action a été une réponse de Dieu à mes prières ! »

Le projet Haïti, coordonné par le docteur VALCIN a en réalité été inspiré par Dieu. Les aumôniers ont pu voir (de manière littérale) Dieu à l’œuvre à chaque étape du projet : la sécurité – les finances & la logistique – le soutien administratif.

  1. Le premier facteur, vous l’imaginez a été la sécurité. L’organisation a fait appel à l’appui et au soutien du sénateur du Sud. Ce dernier a vraiment œuvré afin de garantir notre sécurité à tous. D’ailleurs, arrivés à Port au Prince, nous avons été reçus au salon diplomatique de l’aéroport par le sénateur lui-même. Il a affrété un vol (AR) en direction des Cayes. Nous n’avons par conséquent, pas eu à faire les 3 à 4 heures de route. Il a aussi mis à notre disposition deux véhicules et deux chauffeurs pendant tout le séjour. Nous étions logés à Camp Perrin sur un site extraordinaire, qui nous permettait d’apprécier au quotidien la beauté du paysage.
  2. Le deuxième facteur est à la fois financier et logistique. L’organisation a fait une levée de fonds aux Etats-Unis et a pu réunir une bonne partie de la somme nécessaire. L’organisation a pris en charge l’ensemble de nos frais, à l’exception du voyage vers Saint-Martin. La logistique sur place a été orchestrée de manière très professionnelle.
  3. Le troisième facteur est administratif. La Division Interaméricaine a fortement soutenu ce projet. Les Unions de Haïti et l’UAGF l’ont aussi soutenu ainsi que les Fédérations/Mission.

 

Au travers du projet Haïti, Dieu a permis à l’ensemble des aumôniers de vivre ce que les théologiens appellent la « Missio Dei » ou la Mission de Dieu telle qu’elle est définie par Jésus lui-même dans Luc 4 : 18, 19.

« L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libre les opprimés, pour publier une année de grâce du Seigneur. »

Le ministère de l’Aumônerie de l’UAGF organise la Missio Dei dans le contexte sanitaire préoccupant que connaît la population Antillo-Guyanaise.

Les nombreuses familles impactées par la covid 19, les personnels soignants, les personnels des institutions (éducatives – sociales…), les personnes qui ont perdu leurs emplois, ont très certainement, elles aussi besoin d’un accompagnement psycho-social, émotionnel et spirituel.

Notre Union gagnerait à développer ce ministère et à former davantage de pasteurs et de laïcs afin que la Missio Dei soit pleinement partagée.

Esaïe AUGUSTE

Directeur du Ministère de l’Aumônerie à l’Union des Antilles et Guyane Françaises